• Agathe Chaneac

Les conséquences des traumatismes sexuels

Mis à jour : avr. 7


Les agressions sexuelles qu'elles aient été subies durant l’enfance ou à l’âge adulte ne restent pas sans conséquences sur les personnes qui en ont été victimes.

Suite à ces évènements, ces dernières peuvent par la suite présenter des symptômes physiques, émotionnels, affectifs ou psychiques.

Quelles sont les conséquences après un traumatisme sexuel ?

De quelle manière se répercutent-elles chez les victimes ?

Comment accompagner celles-ci de la manière la plus adéquate possible ?





Redéfinir les notions de violence et de traumatisme sexuel :


Pour commencer, il faut comprendre ce que sont une violence et un traumatisme sexuel :

Le terme violence sexuelle se traduit par tout acte sexuel effectif ou tenté quel qu’il soit (attouchements, pénétration, exhibition…) et imposé à une personne par usage de la contrainte et/ou de la force.

Le traumatisme sexuel se définit par les conséquences de ces actes qu’ils aient été subis durant l’enfance ou à l’âge adulte.

Ces dernières peuvent intervenir sur le versant physique, psychologique, social, affectif et/ou sexuel et se manifester parfois plusieurs années après.

Rappelons également que les victimes d’abus sexuels l’ont souvent été dans le cadre intrafamilial (près de 8 cas sur 10) ou par des personnes de leur entourage (près d’un cas sur 4).



Quelles sont les conséquences psychologiques après un traumatisme sexuel ?


Une agression sexuelle est une atteinte considérable à la personne. Elle laissera des séquelles, notamment psychologiques, dans le quotidien des victimes.

Perte de confiance en soi et en les autres, auto-dénigrement, dépression, état de stress post-traumatique

Ces manifestations, appelées psychotraumatismes, sont plurielles et la résilience, qui se traduit comme la capacité à vivre avec ce traumatisme, est insuffisante pour se reconstruire.


Bien souvent, la personne agressée se sentira coupable et responsable de ce qui lui est arrivé et aura tendance à penser qu’elle n’est pas “normale”, ce qui est évidemment faux. Ces pensées ne sont que le résultat des violences subies et la conséquence de mécanismes neurobiologiques que le cerveau construit afin de “se protéger” et d’éteindre tout souvenir, dont ce que l’on nomme la mémoire traumatique. Lorsque celle-ci ressurgit, la victime se retrouve dans une situation d’angoisse et de grande violence.


Elle trouvera dans certains cas un “refuge” dans des conduites à risques qui pourront se manifester par la consommation de substances illicites, des fugues ou la multiplication de partenaires sexuels…

Ces attitudes, bien que paradoxales, sont une forme de réponse et d’abri dans lesquels la personne s’enferme afin de trouver un remède, “se punir” voire tenter d’effacer le traumatisme vécu.



Lorsque l’agression a eu lieu dans l’enfance, il arrive qu’un mécanisme appelé amnésie traumatique se crée. On peut le définir comme une forme d’oubli de ces évènements. Les souvenirs referont surface tôt ou tard dans la vie de la personne, souvent au cours d’un travail thérapeutique ou d’autres épisodes de vie marquants comme une grossesse, un mariage, une émission où le sujet est traité parfois même une musique, un nom évoqué…


Cependant, le lien avec le traumatisme est parfois difficile à faire car la victime peut avoir des difficultés à faire la part des choses entre le réel et l’imaginaire se demandant ainsi “si tout cela s’est vraiment passé”.

C’est là que la thérapie l’aidera à reconstruire ses souvenirs.





Traumatisme sexuel : quels troubles psychosomatiques ?


Quel que soit son âge, une personne ayant vécu une agression sexuelle en subira les répercussions psychologiques.

Le stress et les situations d’angoisses générées par celles-ci, entraîneront aussi des conséquences somatiques pouvant intervenir et engendrer une altération de la santé des victimes et une relation complexe à leur corps.


En effet, en étant agressée, la victime aura d’une certaine manière été dépossédée de son propre corps et la relation à celui-ci en sera bouleversée.

Les conséquences peuvent aller de sa dévalorisation, sa détestation, la volonté de le cacher, ou a contrario de l’exhiber, mais aussi par l’apparition de troubles divers


Les désordres gynécologiques (hémorragies vaginales, douleurs pelviennes chroniques, aménorrhée, dysménhorrée, douleurs lors des rapports sexuels, lavements intimes répétés…) en sont les manifestations principales.

Cependant, et comme dans toute situation de stress intense, d’autres affections peuvent intervenir et toucher diverses zones corporelles au travers de lombalgies et douleurs dorsales répétées, éruptions cutanées ou troubles digestifs de type ballonnements.


Dans un but d’accompagnement, les thérapies psychocorporelles peuvent aider les victimes à reprendre possession et conscience de leur corps, et instaurer une relation saine avec celui-ci.


Quelle vie amoureuse et sexuelle pour les victimes d’un traumatisme ?

Des conséquences relatives aux traumatismes sexuels peuvent impacter la vie amoureuse et la sexualité des personnes abusées quel qu’ait été leur âge au moment où ils se sont produits.

Celles-ci font régulièrement l’objet d’interrogations et de motifs de consultation une fois la personne devenue adulte.

En effet, construire une relation conjugale harmonieuse ou en instaurer une de manière durable reste complexe pour les victimes de par une confiance entachée envers l’Autre, en particulier s’il est du même sexe que l’agresseur.

D’autres facteurs tels que le dégoût que la victime a envers elle-même et son propre corps, la peur d’une nouvelle trahison ou des difficultés à cerner ses propres sentiments, et ceux du conjoint sont aussi à prendre en compte.

Dans la mesure où elle a été “trompée” par le passé, le doute et la crainte d’une répétition des actes seront présents dans son esprit.


De plus, l’être humain a souvent une tendance inconsciente à reproduire des situations déjà vécues par le passé même si celles-ci ont été traumatisantes.

Elles constituent un repère pour la victime qui n’aura que celui-ci comme point d’ancrage.

Ainsi, certaines d’entre elles se mettront en couple avec des partenaires qui auront un impact toxique sur elles et se sentiront “coupables” de cette situation, retrouvant ainsi un sentiment similaire à celui vécu après l’agression.


Le travail thérapeutique pourra aider les victimes à reconstruire des bases et relations plus saines afin de construire une vie amoureuse sereine.





Conséquences sur la vie sociale et professionnelle après un traumatisme sexuel

Suite à une agression sexuelle, la majorité des personnes se sentent seules et isolées. Elles ne parviennent plus à faire confiance aux autres et peuvent être amenées à se replier sur elles-mêmes. Continuer à vivre “socialement” de manière normale est difficile en raison des crises d’angoisses et de sensation de danger permanent dont elles peuvent faire l’objet.

La vie professionnelle et scolaire s’en voient aussi entachées. Cela pourra se manifester par une chute des résultats, la déscolarisation, un abandon progressif du poste ou au contraire une plongée totale dans le travail.

Ces conséquences sont tout à fait normales dans la mesure où elles font suite à un événement traumatisant amenant la victime à être en état de choc et de stress post-traumatique quasi-permanent.

Cependant des structures d’aide et d’accompagnement comme des espaces de thérapies spécialisés existent afin de leur permettre d’être accompagnées et de se reconstruire en douceur.



Se faire accompagner pour se reconstruire après un traumatisme sexuel :


Les victimes d’agressions sexuelles se sentent souvent honteuses du traumatisme subi. Elles pensent même parfois qu’elles en sont responsables.

Elles sont conscientes qu’elles doivent être accompagnées, mais franchir cette étape peut être difficile par crainte de ne pas trouver une oreille attentive, d’être incomprises.


Afin d’amener ces personnes vers une reconstruction progressive et une réappropriation de leur corps, il existe des professionnels formés et spécialisés dans l’accompagnement des victimes de violences sexuelles.

L’espace le Cinq situé à Bayonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, est spécialisé dans les thérapies psychocorporelles faisant suite aux traumatismes sexuels.

Vous serez ainsi reçu au sein de ce cabinet installé en plein cœur du pays basque et accompagné de manière bienveillante, à votre rythme et en adéquation avec vos besoins.

Afin d’en savoir plus sur les thérapies et ateliers proposés par Audrey Le Tarnec, thérapeute spécialisée auprès des victimes de violences sexuelles, n’hésitez pas à cliquer sur ce lien.





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